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Comment les entreprises françaises peuvent-elles s'inspirer des meilleures pratiques de l'IA pour définir des indicateurs de performance plus pertinents et éviter les dérives comme celle de Wells Fargo ? Tour d'horizon des enseignements clés à retenir.
Le scandale révélé chez Wells Fargo en 2016 a mis en lumière les dangers d'une mauvaise conception des indicateurs de performance (KPI). Sous la pression d'objectifs de vente trop ambitieux, les employés de la banque américaine n'ont pas hésité à ouvrir des millions de comptes clients sans leur consentement. Une dérive éthique qui aurait pu être évitée avec une approche plus réfléchie des KPI.
À l'heure où de nombreuses entreprises françaises s'intéressent à l'IA pour optimiser leurs processus, il est intéressant de s'inspirer de la façon dont cette technologie définit ses propres métriques de performance. Contrairement aux KPI traditionnels, souvent trop rigides et déconnectés du terrain, les indicateurs IA se caractérisent par leur flexibilité et leur capacité d'adaptation.
Plutôt que de se fixer des objectifs chiffrés ambitieux, les systèmes IA cherchent avant tout à mesurer leur impact réel sur l'expérience utilisateur. Chez Renault par exemple, les équipes en charge de l'assistant vocal embarqué suivent en priorité des indicateurs comme le taux de satisfaction des conducteurs ou la qualité des réponses apportées. Une approche plus fine et évolutive que les traditionnels volumes de vente ou temps de réponse.
Autre différence notable : les KPI IA sont élaborés de manière collaborative, avec une forte implication des équipes opérationnelles. Cela permet de s'assurer que les indicateurs reflètent bien les enjeux du terrain et évitent les effets pervers. Chez Airbus, les responsables de la maintenance aéronautique ont ainsi co-construit avec les data scientists des indicateurs mesurant à la fois la fiabilité technique et la satisfaction des clients.
Contrairement aux KPI traditionnels, souvent trop rigides et déconnectés du terrain, les indicateurs IA se caractérisent par leur flexibilité et leur capacité d'adaptation. Ils visent avant tout à mesurer l'impact réel sur l'expérience utilisateur, plutôt que de se fixer des objectifs chiffrés ambitieux.
Comment impliquer les équipes opérationnelles dans la définition des KPI ?Chez les entreprises pionnières de l'IA, les KPI sont élaborés de manière collaborative, avec une forte implication des équipes terrain. Cela permet de s'assurer que les indicateurs reflètent bien les enjeux du terrain et évitent les effets pervers.
Quels sont les bénéfices concrets pour les entreprises françaises ?En s'inspirant des meilleures pratiques IA, les entreprises françaises peuvent définir des KPI plus agiles, centrés sur l'expérience utilisateur et co-construits avec les équipes. Une approche plus fine et évolutive que les traditionnels volumes de vente ou temps de réponse, et qui permet d'éviter les dérives éthiques comme celles de Wells Fargo.
Face aux limites des indicateurs de performance classiques, les entreprises françaises ont tout à gagner à s'inspirer des méthodes de l'intelligence artificielle. Une approche plus flexible, collaborative et centrée sur l'utilisateur, qui permettra de définir des KPI plus pertinents et d'éviter les dérives éthiques. Reste maintenant à franchir le pas et à expérimenter ces nouvelles pratiques au sein des organisations.
Retour terrain
Un dirigeant de PME a débloqué son goulot "maintenance-goulot" en 4 semaines : cadence stabilisée, promesse client tenue, cash qui suit.
Source : MIT Sloan Management Review
Note Robinswood : analyses terrain et lectures critiques publiées chaque semaine.
Robinswood publie des analyses terrain et des lectures critiques chaque semaine pour éclairer les décisions des dirigeants et des journalistes économiques.